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Pa r D i r k Rod r i guez Les premiums chiliens
Test of the Best
La plupart du temps, nous faisons le contraire et déterminons un prix maximum pour les vins. Mais cette fois, seuls les vins affchant un prix supérieur à 15 euros ont été les bienvenus. On peut clairement appeler cela un « test of the best » des plus belles découvertes du marché en matière de vins chiliens : les premiums et les vins icônes.
Mais pourquoi précisément 15 euros ?
Du point de vue du calcul des frais, la limite des 15 euros est importante. En effet, le producteur qui ne fait pas de concessions sur la qualité ou l’embal-lage - y compris la récolte manuelle, le tri approfondi et la sélection parcellaire, le nouveau chêne en suffsance, le contrôle de la température lors de la vinifcation et le stockage, un temps de maturation suf-fsant - arrive à un prix de consommation avoisinant les 15 euros. Les appellations chères, les œnologues et les dépenses de marketing peuvent évidemment venir alourdir le prix.
L’objectif était de vérifer quels sont les vins chiliens capables de défer les meil-leurs crus européens et de voir dans quelle mesure ils y sont parvenus. D’après les chiffres d’exportation du Chili , nous pouvons aussi en déduire que ce pays réussit petit à petit à augmenter le prix moyen de la bouteille destinée à l’exportation. Cette moyenne a pu être évaluée d’après les chiffres fournis par
Wines of Chile . Lors de la dernière année (2011), le prix a augmenté de pas moins de 10,53% par bouteille. Cela ne signife pas que nous payons plus cher pour le même
vin, mais que le consommateur belge opte pour de meilleurs vins. Ce phéno-mène ne s’observe d’ailleurs pas unique-ment en Belgique mais aussi sur d’autres importants marchés d’exportation comme l’Allemagne (+11,70), la Chine (+13,20), le Royaume-Uni (+8,7) et le Brésil (+11,82). Ainsi, le Chili est à même d’investir davantage dans des vins de qua-lité. Mais nous sommes bien conscients que sur des marchés traditionnels comme la Belgique, pénétrer dans le segment su-périeur n’est pas une sinécure. Les places sont chères car elles sont déjà occupées depuis des décennies par les meilleurs crus bourgeois, les crus classés, les vins du Rhône, les bourgognes, les réserves d’Espagne ainsi que les vins de haute qualité venant de Toscane et du Piémont. En matière de volume, la marge de pro-gression est de toute façon encore élevée : les Pays-Bas importent par exemple trois fois plus de vins chiliens que la Belgique (bien qu’il nous faille ici tenir compte de la fonction de transit du port d’Amster-dam). Le Chili, qui se trouve entre-temps en deuxième position sur le marché belge après la France (on le remarque surtout en Flandre), mérite plus d’attention pour
ses vins de qualité. Cette dégustation va dans ce sens, tant au niveau supérieur qu’au niveau intermédiaire. Jamais en-core nous n’avions pu compter trois Tro-phy’s (+95%) lors d’une seule dégustation et jamais auparavant plus de la moitié des vins n’avaient obtenu plus de 90%.
Un grand nombre des vins présentés sont des assemblages selon le modèle borde-lais. Comme il n’est pas toujours évident de savoir quels cépages composent les vins, nous avons déterminé cela pour vous. Les cépages sont mentionnés entre parenthèses après les commentaires.
Légende:
cabernet-sauvignon (CS), merlot (M), sy-rah (S), carignan (Cg), carmenère (Cm), petit verdot (PV), Cabernet Franc (CF), Malbec (Ma)
Nous remercions les membres du jury: Consultant: Stefaan Wauters Maître-Sommelier: Olaf Leenders Journalistes: Louis Havaux, Eric Merny, Dirk Rodriguez
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