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« Previous Page Table of Contents Next Page »La viticulture au Chili? UNE NATURE PRIVILEGIEE
Beaucoup d’éléments essentiels font du Chili un vignoble hors du com-mun. D’abord par son environnement qui relie l’Océan Pacifque à la Cor-dillère et dont les vignes furent sauvées des ravages de ce fameux insecte, le phylloxera. Ajouter aux vignobles du Chili, le terme «bio» serait presque un pléonasme, quand on connait la pureté du son climat. Ensuite, le pays jouit d’un ensoleillement généreux le jour avec des nuits froides, ainsi que des réserves d’eau provenant des Andes et la fraîcheur du Pacifque.
Le «nouveau» vignoble chilien
On assiste depuis plus d’une dizaine d’années à un renouveau remarquable. La notion de «terroir», terme que l’on emploie à tort et à travers, est pris très au sé-rieux. On «carotte» pour analyser les sols à la recherche des endroits bien adap-tés aux meilleurs cépages avec des clones sélectionnés. Et ce, du Nord au Sud mais surtout en fonction de l’infuence de l’océan et des Andes. La découverte, quelque peu déroutante du «carmenère» confondu avec lemerlot eut, elle aussi, un effet médiatique valorisant. Enfn, la nouvelle génération d’œnologues, étu-die, voyage à l’étranger et échange ses expériences avec effcacité et compétence.
Miguel Torres
le pionnier du Chili depuis 1979
C’est ce producteur Espagnol, Miguel Torres qui avait proclamé haut et fort: «Le Chili est le paradis de la viticulture» . Il ne s’était pas trompé. Au-jourd’hui son fls Miguel Torres Maczassek, 5 ème de la «dynastie des Torres»
Vignoble Neyen (Apalta)
Carnet de route au Chili Le Chili,
20 ans après…
10
La viticulture chilienne possède une longue tradition qui remonte aux premières planta-tions de vignes, aux alentours de Santiago, par les missionnaires espagnols, dès 1585. Mais elle a réellement pris un véritable envol depuis une cinquantaine d’années. Le pre-mier «découvreur» étranger des prémices de la récente révolution viticole fut le viticulteur espagnol Miguel Torres, dans les années 70. Depuis c’est la ruée vers l’or… liquide du Chili.
En 2010, c’était ma 7 ème visite au Chili où j’ai vécu en direct, dans la région du Maule, le terrible tremblement de terre du 27 février. Cependant, mon premier reportage date de 1990. En une bonne dizaine de 10 jours, j’avais vu l’essentiel du vignoble. On comptait alors, à peine 70 œnologues, aujourd’hui ils sont plus de 700. On y plantait n’importe quoi, n’importe où, avec une irrigation géné-reuse de la Cordillère des Andes, certes très astucieuse, mais peu contrôlée.
Après plus de 20 ans, j’ai revu le vignoble Torres à Curico et retrouvé l’œnologue Patrick Valette, le plus Chilien des Borde-lais, dans deux propriétés qu’il anime l’une Neyen dans la Vallée de Colchagua et un projet gigantesque qu’il réalise chez VIK à Millahue.
Par Louis Havaux
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